Cinquième discussion : Comment pouvons-nous accepter que l’Imâm Mahdî, que Dieu hâte sa noble Délivrance, ait une existence extérieure?

Cinquième discussion : Comment pouvons-nous accepter que l’Imâm Mahdî, que Dieu hâte sa noble Délivrance, ait une existence extérieure?

Nous en arrivons maintenant à la quatrième question qui dit : imaginons que la supposition de L’Imâm Attendu soit possible et que nous considérions également comme possible sa longévité, son Imâmat en bas âge et son occultation indéterminée, or, ces possibilités n’en sont pas au stade permettant d’établir que cette personnalité se soit réalisée extérieurement. Ainsi, par quel biais avoir foi en l’existence extérieure du Mahdî, que Dieu hâte sa noble Délivrance? Est-ce que quelques hadiths rapportés du Noble Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, çà et là dans les livres suffisent à nous attacher à l’existence du douzième Imâm? Alors qu’une telle supposition est très éloignée des constructions mentales de l’homme… Fondamentalement, comment est-il possible d’établir que le Mahdî a une existence réelle au sein de l’histoire? Peut-être que la prédisposition mentale de cette croyance a prit place dans la tête des gens?

Nous disons en réponse : ce principe selon lequel le Mahdî est le Guide Attendu et le Sauveur du Monde et de l’humanité est apparu d’une manière générale dans les hadiths prophétiques et d’une manière particulière dans les hadiths des Imâms de la Demeure Prophétique, la Paix soit sur eux tous. Dans ces hadiths, la question est sujette à une telle importance qu’il ne subsiste pas l’ombre d’un doute. Quatre cents hadiths ont été dénombrés rien que par la voie de nos frères sunnites tandis que l’addenda des hadiths chiites s’élève à plus de six mille unités ; une telle statistique est très élevée… Une telle quantité de hadiths n’a pas été transmise au sujet de bien des questions manifestes en Islam et en lesquelles croient tous les musulmans.

Cependant, l’évocation de cette réflexion sur l’existence du douzième Imâm, la Paix soit sur lui, comporte suffisamment de preuves qui sont parfaitement satisfaisantes. On peut résumer ces preuves en deux preuves ; l’une provenant de la tradition et l’autre de la science :

La preuve par la tradition établit l’existence de l’Imâm Promis et la preuve scientifique établit le fait que le Mahdî, que Dieu hâte sa noble Délivrance, n’est pas un mythe et une théorie, mais au contraire, qu’il est véridique que son existence est palpable au sein de l’histoire.



La preuve traditionnelle.

Des centaines de hadiths nous sont parvenus du Noble Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, et des Imâms de la Demeure Prophétique, la Paix soit sur eux, disant que le Mahdî Promis, que Dieu hâte sa noble Délivrance, possède ces caractéristiques : il fait partie des Gens de la Demeure Prophétique, il est un descendant de Fatima, la Paix vient d’elle, il est de la lignée de l’Imâm Hossein, que la Paix soit sur lui, et provient de sa neuvième génération. De la même façon, il existe des hadiths qui disent que les successeurs du Noble Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, sont au nombre de douze.

Ces hadiths limitent et manifestent le Mahdî Attendu dans la personne du douzième Imâm. Les Imâms, la Paix soit sur eux, afin de le protéger de la terreur et du meurtre, se sont efforcés de ne pas exposer cette question en public, alors que de nombreux hadiths ont été rapportés à ce sujet. Assurément, une grande quantité de hadiths seule ne suffit pas à le faire admettre, cependant il existe ici un contexte et un témoin particulier qui atteste de la rectitude de ces hadiths.

Dans le saint hadith prophétique apparaît un discours sur les Imâms, les successeurs, les commandeurs, ainsi qu’à propos du nombre douze. La lettre des hadiths est différente ; dans certains on parle de douze Imâms, dans d’autres de douze Califes et dans d’autres encore de douze Commandeurs.

Certains des compilateurs ont dénombré une quantité de hadiths se montant à plus de deux cent soixante dix unités, tous provenant des livres chiites et sunnites jugés dignes de confiance comme : Sahîh al-Bokhârî, Sahîh al-Moslim, Sonan al-Tirmidhî, Sonan al-Abî al-Dâwûd, Mosnad al-Ahmad, Al-Mostadrak ‘ala as-Sahîhîn, ceci étant rapporté par Hakîm al-Nîchâbûrî.

Le point spécial et le contexte important sont que Bokhârî qui est un des rapporteurs de ces hadiths est l’un des contemporains des neuvième, dixième et onzième Imâms, la Paix soit sur eux ; cela comporte beaucoup de sens, car cela montre que ces hadiths, avant que leur teneur et leur contenu ne se réalisent sur le plan extérieur, avant que la pensée liée à douze Imâms n’apparaisse et ne vienne à exister, ont été établis par la bouche du Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens. Cela nous amène à réaliser que la transmission de ces hadiths ne consistait pas à faire retentir le fait qu’il ne s’agissait pas d’un phénomène extérieur ; parce qu’ordinairement, les hadiths contrefaits contribuent à justifier les faits extérieurs et réalisés. Ainsi, en faisant attention au fait que ces hadiths ont été établis avant la réalisation complète du plérôme des douze Imâms, la Paix soit sur eux, nous pouvons insister sur le fait que ces hadiths ne justifient rien d’autre que le fait qu’il s’agisse de la vérité dont le Noble Prophète, Dieu le bénisse lui et les siens, et ceux qui ne disent que ce qui provient de la Révélation se font l’écho. Il a été dit pour commencer : «Mes successeurs sont au nombre de douze», puis les douze Imâms, de ‘Ali jusqu’au Mahdî, la Paix soit sur eux tous, sont venus afin de donner son sens à ce saint hadith et afin de lui donner sa véritable explication.

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